bannière Guide des RH
bannière Guide des RH

Mis à jour le 17/03/2025

Sommaire

    Un biais cognitif, qu’est-ce que c’est ?

    Le biais cognitif est une altération du jugement. Cette fausse logique est développée par notre cerveau pour économiser de l’énergie. C’est donc bien un raccourci. Il conduit à une prise de décision inconsciente et automatique.

    Les biais cognitifs sont inconscients. Ils sont d’ailleurs très utiles pour les publicitaires. Ces derniers les exploitent pour créer des messages percutants. Ils jouent, par exemple, sur le principe d’autorité. C’est le cas lorsqu’un dentiste intervient dans une pub pour un dentifrice. Le biais ici est de penser : « si un médecin le recommande, le produit doit être qualitatif ».

    Les biais viennent de l’histoire personnelle, c’est-à-dire des expériences négatives vécues, des émotions ressenties. Ils peuvent empêcher d’être empathique à travers des erreurs d’interprétation ou de prise de décision.

    Lors des entretiens, un biais cognitif de son manager peut affecter un salarié sur le long terme, au niveau de son expérience collaborateur ou de son évolution de carrière.

    Trouvez le candidat idéal grâce à notre modèle gratuit d'entretien de recrutement

     Je télécharge  

    Apprendre à identifier les schémas conduisant à un biais cognitif en entretien

    Pour éviter les mauvaises décisions liées à un biais cognitif, la première étape est de prendre conscience de ses biais cognitifs.

    Pour commencer, il est important d’identifier les situations pendant lesquelles les biais ont le plus tendance à se manifester. Ce sont celles où le cerveau reçoit une multitude d’informations. Il a du mal à les gérer et fait des raccourcis pour être (faussement) efficace.

    C’est le cas d’une situation stressante, d’une urgence. C’est aussi le cas lors d’un échange manquant de sens ou d’informations : le cerveau doit alors combler les blancs.

    Voici quelques exemples de schémas de biais cognitifs :

    • Biais de confirmation : il consiste à utiliser uniquement les informations confirmant un mode de pensée.
    • Biais d’ancrage : c’est le fait de considérer sa première impression comme le point de référence pour ses décisions.
    • Biais de savoir : il donne l’impression de comprendre une situation sans disposer des informations nécessaires pour en faire une bonne évaluation.

    Les bonnes pratiques pour limiter l’impact des biais cognitifs

    Pour éviter les effets délétères des biais cognitifs, il est important de ne pas prendre de décisions hâtives. Afin de mieux gérer une situation complexe, il est possible de fixer un autre entretien pour avoir un temps de réflexion. Être réellement à l’écoute pendant l’entretien aide aussi, tout comme le fait de poser les informations dans un compte-rendu à la fin du rendez-vous.

    Les trois points clés à retenir :

    • Un biais cognitif est un raccourci de jugement réalisé par le cerveau.
    • Pour éviter ses effets négatifs en entretien, il est important pour le manager d’apprendre à les détecter.
    • Une écoute active et le fait de prendre son temps aident à éviter les biais cognitifs.